Le Prix Méditerranée, créé en 1984 à Perpignan par le Centre Méditerranéen de littérature (C.M.L.) a pour ambition de valoriser l’espace culturel entre les différents pays dont la Méditerranée est le creuset.
C’est en présence de l’historien Fernand Braudel de l’Académie française et d’André Stil de l’Académie Goncourt, qui ont tous deux des attaches en Catalogne, que l’équipe du CML lance alors l’idée de la création d’un prix littéraire destiné à reconstruire, au fil des années, le récit épique des diversités fondatrices de l’identité méditerranéenne. En 1984, le jury-fondateur est constitué autour d’Hervé Bazin, Président de l’Académie Goncourt, de quatre autre académiciens Goncourt : Emmanuel Roblès, François Nourissier, François Mallet-Joris et André Stil, ainsi que de cinq membres de l’Académie française : Edgar Faure, Jean d’Ormesson, Maurice Rheims, Jacqueline de Romilly et Fernand Braudel. Ecrivains et journalistes siègent à leur côté : Patrick Poivre d’Arvor, Henry Bonnier, Frédérick Tristan, Eric Roussel, Georges-Emmanuel Clancier… Sur proposition d’Hervé Bazin, la présidence du jury est offerte à Edgar Faure, ancien président du Conseil et de l’Assemblée nationale. Jean d’Ormesson succède à Edgar Faure à la tête du jury, avant de céder la présidence à François Nourissier en 1996, puis à André Brincourt en 2003. Outre les membres fondateurs, le jury est aujourd’hui constitué d’écrivains, dont certains sont d’anciens lauréats ou membres des deux académies, mais également d’autres prix tels le Femina, le Renaudot et le Médicis. Tous ont en commun la passion de la méditerranée et, par le livre et la culture, ont l’espoir de voir se réconcilier tous les peuples qui la composent.
Depuis sa création, le Prix Méditerranée n’a cessé de récompenser de nouveaux talents tels Philippe le Guillou (Prix Méditerranée 1990 et Prix Médicis 1997) ; Robert Solé (Prix Méditerranée 1992, aujourd’hui directeur du Monde des livres) ; Jean- Christophe Ruffin (Prix Méditerranée 1997, Prix Goncourt 2001 et élu à l’Académie française en 2008) ; Sandro Veronesi (Prix Méditerranée 2008 en mars, et en novembre 2008 Prix Médicis étranger) ou de grands écrivains du bassin méditerranéen, comme Jean Daniel, Jean-Pierre Vernant, Dominique Fernandez, de l’Académie française, Edmonde Charles-Roux, de l’académie Goncourt, Arturo Perez-Reverte, Juan Goytisolo, Adonis, Umberto Eco, Claudio Magris ou Orhan Pamuk (Prix Méditerranée 2006 et, quelques jours après la remise, couronné par le Prix Nobel de littérature.)
Cette 25e édition du Prix Méditerranée s’avère déjà exceptionnelle, tant par le nombre de participants dans les deux catégories, que par la grande qualité des ouvrages et des auteurs en compétition. Cette notoriété du Prix Méditerranée, nous la devons avant tout à la fidélité des éditeurs, qui nous font confiance depuis 1985. Cette année, plus que jamais, l’ensemble des membres du jury s’emploiera être digne du crédit que nous portent éditeurs et auteurs. Nous remercions chacun des écrivains pour leur participation, et leur souhaitons bonne chance pour cette 25e édition du Prix Méditerranée, qui sera exceptionnelle.
Aujourd’hui, le Prix Méditerranée s’inscrit pleinement dans le cadre du lancement de l’Union pour la Méditerranée. Puisse-t-il contribuer à poursuivre sa mission de dialogue entre les cultures qui bordent les rives du bassin méditerranéen.